Pas un jour sans toi

couverture du libre "pas un jour sans toi'

Ce n’était pas une maison mais elle en avait tout l’aspect.
C’était une cabane de berger, un abri de fortune où un lit de paille reposait sur de la terre battue, et pour meuble, un simulacre de cheminée dans un angle. Une porte dégondée et une petite fenêtre pour toute ouverture qui offre l’horizon sur la colline en face. Aucun luxe, de la pierre brute sous un toit de tuiles rouges. Nous avions fait de ce point haut, sur la colline St-Valentin, le lieu de nos rendez-vous.

immeuble abandonné sur une plage

De là-haut, nous regardions le sommeil du village. De là-haut le cortège des enterrements, de l’église au cimetière, figurait une longue chenille noire, ordonnée et lente, mais dispersée et rapide du cimetière à la voiture. De là-haut la brume nous cachait des regards indiscrets et des qu’en-dira-t-on pour ne laisser entrevoir que le grand vol du milan. De là-haut notre amour parcourait les crêtes des Pyrénées, traversait les champs de tournesols et les bois de hauts hêtres. Nous avions osé cette petite cabane pour fixer notre amour.

peinture abstraite volutes ocres

« Mon amour est parti, l’artère affective est sectionnée, je me vide. » Peinture de Charles Montécot

L’instant inouï de l’amour et de la mort. Comment accepter l’inconcevable ?

Que faire du réel si tu ne t’y promènes plus ?


Pas un jour sans toi, 2002
Textes et illustrations : Charles Montécot
Format 16 x 26 cm – 100 pages
N°ISBN : 2-9516977-1-6
Code barre : 9782951697713
Disponible – Prix : 15 €

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