Notre histoire

Un photographe crée sa maison d’édition : la Griffe du Temps

L’histoire de La Griffe du Temps est avant tout celle d’une passion.

rouille orangeLe support de l’édition me permet de vivre de ma passion, la photographie. En vérité, il me faut choisir un créneau porteur pour réellement trouver des ressources. La photographie de paysages devient ce moyen par la publication, dès 2001, d’un premier ouvrage sur les paysages de la Rance maritime : Errance et Rance. Par chance, ce livre est bien accueilli, ce qui permet de pérenniser l’aventure éditoriale.

Nous avons tous, peut-être, un livre à écrire. Il y en avait un dans mon esprit qui s’impatientait. Le second livre, qui devait être le premier, surprend les lecteurs par son contenu, car ils s’attendent probablement à un nouvel album paysager sur la région. Comme un devoir de mémoire et surtout pour « tourner une page », ce livre est une lettre posthume, une confidence intime, un besoin d’appréhender la vie avec un nouvel optimisme : Pas un jour sans toi.

Libéré, il me faut reprendre le chemin des sources en revenant à la photo paysagère et urbaine. Il me semble alors judicieux de rendre un hommage photographique à la ville de Dinan, cette belle et vieille cité moyenâgeuse où l’on m’avait prédit qu’en venant m’y installer, je m’y trouverais bien… En effet, inlassablement, je continue à parcourir les rues pavées et bordées de maisons à pan de bois révélées, entre autres, dans le livre Dinan au fil du temps.

De la Rance au Mont Saint-Michel

Je commence par ce livre à établir la trilogie des villes des bords de Rance et m’intéresse ensuite à Saint-Malo, un défi n’étant pas « Malouin ». Flattant les beautés de cette cité corsaire sans me limiter au caractère de l’intra-muros, il me plaît de montrer le « grand Saint-Malo » et toute son agglomération avec, en fil conducteur, l’émeraude… La couleur et la pierre précieuse : Saint-Malo, émeraude-sur-mer ».

Marcheurs dans la baie du mont st-michelL’actualité m’appelle ensuite vers un horizon élargi, celui de la baie du Mont-Saint-Michel. Des travaux pharaoniques s’annoncent à l’aube de 2006. Les médias nationaux et internationaux viennent butiner autour de ce lieu mythique, le Mont-Saint-Michel. Ayant l’idée de faire un état des lieux de la baie avant les travaux, je m’y attelle ardemment et confie les textes à Jean-Luc Legros, écrivain, historien et spécialiste du Mont-Saint-Michel. Après une année de travail collaboratif minutieux et consciencieux, le livre est publié en 2005 : La Baie de Lumière.

Comme une parenthèse au milieu de l’image paysagère, je me penche un moment sur l’histoire des poupées, ce qui me permet de découvrir un monde étrange, partagé avec la peintre Marie Sohier. Notre collaboration aboutit à une grande exposition mixte (photographies, peintures et textes) et à un catalogue : Transfigurines.
Reprenant le chemin du littoral là où nous l’avions laissé avec Jean-Luc Legros en publiant La Baie de Lumière (Granville – Cancale), nous reprenons notre prospection à partir de Cancale jusqu’au Cap-Fréhel, soit la Côte d’émeraude. Un patrimoine naturel exceptionnel, des lumières magnifiques… et pour donner la dimension du spectacle, je propose un livre au format « paysage » : La Côte d’émeraude, Image d’un rivage.

La fameuse Fontaine-des-Eaux

En parcourant les guides anciens pour servir les textes du précédent livre, une information sur Dinan revient régulièrement, celle des « cures à la Fontaine-des-Eaux ». En quête de cette curiosité, je découvre un monde oublié dans tous les livres édités sur Dinan et ouvre par là plusieurs siècles d’une histoire totalement ignorée des Dinannais… Pourtant cette période construisit la ville et lui donna une réputation nationale, précédant même celle des bains de mer de Saint-Malo et Dinard. En effet, les cures thérapeutiques étaient déjà recensées en 1648. La bourgeoisie régionale (Rennes, Nantes, Vitré, Saint-Malo) ou parisienne venait en cure à Dinan où se déroulaient de magnifiques « fééries », bien au-delà de notre imaginaire et de nos fêtes du 14 juillet. Rien n’était trop beau pour attirer les bourgeois-curistes !
Cet épisode d’Histoire aboutit à un livre retraçant, sur plus de quatre cents pages et illustrations, la vie dinannaise : Dinan et son histoire, La Fontaine-des-Eaux.

tram Electrico ligne 28 à Lisbonne devant un immeuble jaune

Electrico ligne 28

Capitales européennes

Mon inlassable curiosité me conduisant vers d’autres horizons, j’entame des «semaines» dans les capitales d’Europe en commençant par la plus occidentale : Lisbonne. Un livre naît, une sorte de carnet de voyage liant images et textes : Une semaine à Lisbonne. Madrid, Bruxelles, Amsterdam, Zagreb, Sarajevo… Publications futures si…
En attendant, je reviens sur mes premiers pas, la Rance. Non plus en errance mais avec l’idée d’en montrer les beautés sauvages et le cours d’eau sur tout son développement, depuis la source jusqu’à l’estuaire : Rêve et Rance.
Il reste à finir la trilogie de la Rance. Après les publications de Dinan et Saint-Malo, Dinard réclame sa part ! En troisième collaboration avec Jean-Luc Legros, nous proposons un regard esthétique et historique sur la cité balnéaire : Dinard-Saint-Énogat, cité d’émeraude.

Ecrivain public pour des récits intimes et familiaux

A l’ombre des ouvrages mis en vente en librairie, quelques livres sont réalisés à la demande de particuliers. Modestes tirages, n’excédant pas la centaine, réservés le plus souvent aux familles et amis. Ce sont des histoires intimes, des récits de vie ou le compte-rendu d’un moment d’exception. Parmi ces ouvrages, il y a la vie un peu particulière de Lucien (Gilbert) Duval (décédé en 2019), qui connut les guerres d’Indochine et de 39/45, comme engagé dans la Marine Nationale. Il poursuivit sa carrière dans la marine marchande, sillonnant toutes les mers du globe. Pour transmettre les péripéties de sa longue vie à ses enfants et petits-enfants, il a donc rassemblé ses secrets dans un modeste livre dont il avait choisi le titre : Une vie d’aventure de par le monde. »

Charles Montécot


D’autres ouvrages :
Lettre à Didier L. 2013
A l’ombre des séquoias, 2013
L’histoire d’une victoire, 2015
Jour de fête, jours de chance, 2015
Véronique D., Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres, 2018

Publiés à La Griffe du Temps
Les mémos thèmes, 2002
Les Filles de Nérée, 2012

Autres collaborations en tant que photographe ou écrivain
Revues annuelles : L’Encre Malouine, depuis 2015.
Le guide secret de Dinan, 2019, éditions Ouest-France.

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